PARIS
Des parcours parfois routiniers, des rues inchangées ou presque, mais des visages qui se renouvellent… 
Paris, c’est cette ville qui bouge sans jamais s’arrêter. C’est un petit pays où le monde se rencontre et où les cultures s’embrassent. Ma photographie y trouve sans cesse un nouveau souffle. C’est aussi la ville qui m’inspire mes destinations. Faire de la photographie de rue, c’est aller à la rencontre des autres, mais aussi à la rencontre de soi.
DAKAR, Mai 2025
Sur cette terre marquée par l’histoire de l’esclavage, ma première impression a été la peur : peur d’être différent, peur de ne pas être accepté, peur de ne pas être perçu comme Noir. Pour la première fois de ma vie, je me suis demandé si ma couleur de peau correspondait vraiment à celle d’un Noir.
Je me suis senti étranger sur la terre de mes ancêtres, sur la terre de mes parents, sur ma terre.
Pourtant, au milieu de cette confusion, j’ai reçu un accueil chaleureux de la part d’une amie devenue une sœur, de sa famille, et de son compagnon. Ils m’ont ouvert les portes de leur foyer et ont donné tout son sens à la teranga.
C’est dans ce contraste que sont nées ces images. Ces photos ne sont rien d’autre que le résumé de mon parcours dans les rues de Dakar, le reflet de mon regard sur cette ville. Elles sont l’empreinte de mes pas, capturées à travers mon objectif, à travers mes yeux.
J’ai arpenté les rues, de l’île de Ngor à l’île de Gorée, sillonné la ville de Dakar en longeant la Corniche, qui célèbre l’amour des Sénégalais pour le sport. J’ai exploré les marchés de Sandaga et de Kermel, croisé ces pêcheurs en bord de mer, ces commerçants parfois un peu insistants, mais simplement en quête de leur pain quotidien. Chacune de ces photos porte une part de moi, mais aussi une part de ces Dakarois dans leur quotidien. Ce sont des fragments de nos âmes.
ABIDJAN, Mai 2025
Mon havre après Dakar. Jamais encore mes pas n’avaient effleuré ces terres, et pourtant une certitude m’habitait : celle d’entrer dans une ville en mouvement, animée par le sourire de son peuple. Leur force tranquille et leur joie lumineuse donnent l’impression qu’ils pourraient, d’un élan, soulever des montagnes. 
BENIN, Juin 2025
Kwabo : ce mot, qui signifie “bienvenue à la maison” dans les langues locales, a résonné comme une étreinte. La chaleur à l’atterrissage n’a pas su éclipser cette sensation de fraîcheur, ce vent si tendre qu’il aurait pu m’endormir. Pour moi, c’était surtout un retour aux sources : mes pas se faisaient plus légers. La photographie de rue, encore peu démocratisée ici, rendait l’exercice plus ardu. J’aurais aimé vous transmettre davantage que ce que je vous montre aujourd’hui.
Bordeaux
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